lundi 20 août 2012

Je finis en beauté

Mes dernières semaines sont remplies à craquer d'activités de tous genres ce qui me rend très heureuse; je sais que l'ennui et l'anxiété du retour ne viendront pas mettre un voile sur sur cette magnifique expérience.

Après une dernière visite dans chacune des régions et une formation à Port au Prince avec mes partenaires, je concrétise avec l'un d'eux le magasinage des tissus en République Dominicaine.   Quoique la chasse aux trésors n'ait pas été aussi fructueuse que je le souhaitais, l'expérience elle peut s'inscrire dans les annales.  10 heures d'autobus dont au moins 3 juste pour passer à la douane dominicaine, c'est quelque chose à vivre....  (Heureusement j'étais fatiguée et j'en ai profité pour faire le plein d'énergie). Il y règne un cafouillage indescriptible.  D'abord 1.30 hres d'attente dans l'autobus pour entrer à la douane et c'est là que l'accompagnatrice décide de nous remettre nos passeports et cela prend 20 minutes; comme si nous n'avions pas assez attendu... Ensuite, mon passeport est inspecté, analysé pendant 15 minutes et je dois par surcroît .refaire la file pour présenter mon formulaire d'entrée.  

De retour de la République, je repars dès le lendemain matin pour refaire la grande randonnée en montagne de Furcy à Séguin.  Que de plaisir pour mes yeux encore...  Au retour, le camion s'enlise avant de revenir nous prendre et nous devons nous sacrifier pour prendre un bon souper, bien arrosé de vin, dans un magnifique lodge au coeur de la montagne.

Pour ma dernière journée, mon partenaire nous fait l'honneur de nous inviter chez lui, toujours dans la montagne, avec juste un air légèrement frais, et un bain bi-culturel (haïtiens et canadiennes (du Québec et de Toronto).

Je dors profondément pour ma dernière nuit sachant que l'heure du retour a sonné et que l'avenir me réserve encore une vie bien remplie, des retrouvailles agréables avec des gens qui me sont chers.  

Merci Haïti


Merci la vie de m’avoir conduite vers cette contrée, vers ce mandat, vers ces personnes extraordinaires avec qui j’ai travaillé ou partagé des moments si riches, agrémentés de collégialité, de complicité, d’amitié, de partage.
Ces six mois m’ont souvent permis de ressentir le bien-être intérieur et surtout d’avoir le sentiment d’être à ma place, de remplir la mission de vie qui m’était assignée.  Je repars remplie de découvertes, de reconnaissance, de paysages magnifiques, pleine de confiance en l’avenir.  Je sais, si je me projette au terme de ma vie, qu’un sentiment d’accomplissement de moi sera accolé à cette période et qu’il fera partie de mes fiertés. 
Je suis allée jusqu’au bout d’une expérience qui m’amenait loin des sentiers battus, loin de ma zone de confort et pourtant, j’y ai été très confortable; la venue de Marcel y ayant contribué largement puisqu’il m’a donné le bonheur de vivre en duo 8 de mes 24 semaines de présence en sol haïtien.  C’est avec gratitude que je touche à son geste d’amour pour moi et à son dépassement personnel.
Pour ce pays, pour ses gens qui l’habitent, j’ai deux souhaits :
une vie plus harmonieuse où l’ordre prendra le dessus sur le désordre et la paix sur le chaos
 et
une nature plus respectée où chacun, chacune  en prendra soin,  où chacun, chacune se chargera de lui rendre sa beauté, de la protéger. Je ne garde que ce mauvais souvenir de cette île de rêve car présentement elle est souillée, abîmée sans aucune considération. 
Je ferme cette parenthèse qui me laisse un goût amer.  Pendant mon séjour, je regardais au loin pour ne voir que la beauté et là je me plonge dans les trésors intérieurs qui sont nés ou qui ont grandi  au sein des gens  que j’ai cotoyés, aussi attachants les uns que les autres et de ce coin de terre, de mer, de montagnes aussi majestueux que la création l’a bien désiré. 

vendredi 3 août 2012

Un matin lumineux


5.30 hres, le sommeil s’en est allé.  La nuit, elle, s’étire.  La lune laisse descendre ses rayons lumineux sur une mer à peine parcourue d’un léger frisson.
Tout doucement, sans bruit, la nuit  fait place à l’aube et je ne peux résister à l’envie de parcourir une dernière fois la bananeraie qui conduit aux mornes dans l’arrière pays de St-Marc.  Ma tête pense au risque, si minime soit-il, mon âme à la beauté, à la liberté.  J’amène mon arme secrète : un sourire tout en lumière et des bonjours qui attirent la gentillesse; les passants me les rendent bien.   Sans vouloir être prétentieuse, je me sens lumineuse en dedans.
Sur ma route, un âne brait, un cheval hennit, un cabri bêle.  Un poulain nouvellement né est léché par sa mère.  Quelques mètres plus loin c’est un veau qui titube en essayant de faire ses premiers pas.    Je suis émerveillée.  À l’arrière plan, quelques rayons de soleil éclaboussent les mornes avec un soupçon de brune. 
Trois jeunes haïtiens m’accompagnent pour quelques cent mètres sur la route.  Et là, attention Marcel, car tu as de la concurrence.  Un d’eux, me dit ‘ j’aime ta façon de marcher, tu es la plus belle femme que j’ai rencontrée.  Je vais me souvenir de moi tous les matins en m’éveillant’.  Je sais que ce n’était pas tout à fait désintéressé… mais il m’a bien amusée; ces haïtiens sont si charmeurs.
Soudain, un gros tas de pierres sur la route et une vingtaine de personnes surtout des femmes.  Elles prennent les cailloux, un à un, les installent sur leur tête en ayant au préalable posé un genre de coussin protecteur et les transportent  plus loin sans doute pour faire un canal afin de laisser passer l’eau.  Je trouve leur travail admirable. 
Ce début de journée ‘m’énergise’ et se grave dans ma mémoire comme un moment de vie tout à fait exceptionnel.     

mardi 31 juillet 2012

La solitude


Les paroles de Moustaki  s’imposent à moi
‘Pour avoir si souvent dormi avec ma solitude, je m'en suis fait presqu’une amie, une douce habitude.  Elle ne me quitte pas d’un pas, fidèle comme une ombre, elle m’a suivie ça et là aux quatre coins du monde.  Non je ne suis jamais seule avec ma solitude’
En restant seule ici, je me découvre  dans ma relation à la solitude.  Moi qui ai toujours eu peur d’être seule, qui pensait en mourir, je prends conscience que je l’ai apprivoisée facilement.   
Je goûte la plénitude de la solitude : parfois le matin en me prélassant dans mon lit, en nageant tout doucement dans la piscine, en marchant au gré du vent, en contemplant la verdure qui m’entoure, etc.   La paix m’habite,  seule avec moi-même.  Je crois que c’est un héritage de ma mère; elle qui passe la majeure partie de son temps seule et selon toutes vraisemblances, bien avec elle-même.
N’ait crainte Marcel, je trouve cette même paix dans ma relation à toi.  Nous savons tous les deux, comme dit Khalil Gibran  ‘
‘L’importance de : ‘ l'espace au sein de notre union’, ‘que les vents du ciel dansent entre nous’, Chanter et danser ensemble , mais de laisser chacun de nous être seul, D’être ensemble, mais pas trop proches non plus. Comme les piliers du temple qui  se tiennent à distance, etc.  et c’est ce qui fait que je suis bien dans ma relation à toi.
Ce matin, face à l’océan, concentrée sur le chant des vagues, mon esprit vagabondait au 7 rue Philippe.  Sachant que la fin approche, le désir de m’y retrouver prend plus d’acuité tout comme le désir de vous retrouver.  

mercredi 25 juillet 2012

Dernier sprint


Je suis assise dans mon lit, je pense à vous, aux nouvelles à donner.  Il me semble que j'ai moins de choses intéressantes à dire.  Pourtant..... mon amour est parti, il y a une semaine, laissant avec son départ un vide  physique mais sa présence m'est toujours assurée.  J'en suis convaincue car, c'est encore auprès de lui, avec skype, que je trouve le réconfort, lorsque je doute de moi, après une certaine remise en question.   

Je sais, par contre, que ma mission n'est pas encore terminée.  J'ai besoin de faire la boucle selon les règles de l'art.  Mes partenaires m'apportent de grandes satisfactions.  Ils en redemandent encore et encore; ce qui pour moi démontre leur intérêt et l'utilité de mon travail.   Ils sont vraiment beaux à voir et en même temps que j'en parle, je touche à l'attachement que j'ai pour elles, pour eux.  En passant, les 'elles'  se font plus rares.   Les femmes ont laissé tomber (pas toutes) en cours de route....  Cela m'interroge....

Moins de 4 semaines maintenant: un moins un autre voyage à Jacmel (je compte bien profiter de la mer en même temps que du travail) et 2 en Artibonite pour clore mes dossiers.  Je tente de planifier la marche, en  montagne, de Furcy à Séguin (11 -12 août) avec deux autres volontaires et de profiter de la mer durant mon dernier week-end -18-19) août à Moulin sur Mer près de St-Marc et de faire une marche dans les mornes.     

Si c'est possible, j'aimerais organiser une formation avec mes partenaires (les plus motivés) à Port au Prince, pour récapituler les apprentissages et les projeter dans l'avenir.  On verra.... 

Je me vois de plus en plus souvent, dans mon salon, dans mon bureau, avec mon monde.  Je suis heureuse d'être encore ici mais, je serai très heureuse de retrouver mon amour, mes filles, belles-filles, beaux-fils , mon petit-fils (que je ne connais pas encore vraiment),  ma filleule, ma famille (naturelle et ma belle-famille), mes amies et tout ce qui fait ma joie de vivre au Québec.

À bientôt à vous tous que j'apprécie et que j'aime.

lundi 9 juillet 2012

À la fois bonne et piquante
Un cadeau se présente pour la dernière semaine de Marcel en Haïti.  Le travail m'appelle au Cap Haïtien et nous avons  la chance d'être logés dans une petite auberge qui surplombe la mer des Caraïbes.  Au moment même où je vous écris, une douce brise nous caresse pendant que nos regards se posent sur la mer qui frisonne légèrement.  En arrière plan, un léger brouillard enrobe la montagne.
Hier, nous avons parcouru environ 6 ou 7 km pour nous rendre à la plage Cormier.  Il nous est interdit de prendre motos et Tap-tap mais sincèrement je préférais ce moyen, vous devez bien vous en douter.  Nous avons pu admirer le paysage, nous gaver d'air salin, découvrir un peu plus la vie haïtienne et quelle récompense de s'immerger dans l'eau fraîche à perfection.  Mais pourquoi rester tout près de la grève quand nous pouvons nager au loin dans les douces vagues.  Curieusement, en avançant, je constate que le fond de la mer nous effleure quasiment.  Je prends bien garde de ne pas mettre mes pieds au fond toutefois France qui nous accompagne, pose le sien.  Un petit cri s'échappe de sa bouche.  Elle sent une brûlure. Nous revenons au bar pour constater qu'elle a plein de petits piquants en dessous du pied.  Elle a marché sur un oursin.  La gérante de l'hôtel nous conseille de laver son pied avec du citron et ensuite de le faire tremper dans un vinaigre.  
La douleur s'estompe mais il n'est pas question qu'elle marche 6 ou 7 Km.  Un policier de la Minustah accepte de la ramener.  Chemin faisant, il la sermonne un peu pour nous tous, disant qu'il n'était pas prudent de faire tout ce trajet à pied; c'est compréhensible car ils sont confrontés tous les jours à diverses formes de violence.  Pour notre part, nos anges gardiens ont mis sur notre route, des gens souriants et sympathiques.

Je travaillerai tous les jours de la semaine de 4 hres p.m. à 8 hres p.m et ce sans compter les visites aux ONG de la région dans le but de monter des projets qui correspondent à leurs champs d'activité.  Une belle semaine en perspective ou encore une fois le plaisir accompagnera le devoir.      

Voyager en Haïti
Depuis 4 mois, je parcours Haïti et j’en suis très heureuse mais je dois vous avouer que c’est une aventure à chaque fois.  Les haïtiens ne sont pas disciplinés et le code de la route, s’il existe, n’est pas du tout respecté.    Quand je vois le chauffeur conduire en plein centre de la rue, dépasser dans les courbes, quand je vois les autobus chargés  foncer sur nous à vive allure, je dois vous avouer que la frousse me prend et que je fais ma prière.     Marcel met en pratique ses techniques de protection.   Je préfère nettement m’asseoir en arrière car je  suis moins stressée et en plus je n’ai pas à subir l’air climatisé qui est toujours trop froid pour moi. 
Sur les grands chemins, il est coutume de voir piétons, motos, marchés  plus ou moins en bordure de rue,  chiens, cabris (petites chèvres), ânes ce qui complexifie d’autant la conduite et augmente les risques.
En ville, je me sens moins menacée car la vitesse est nettement inférieure ce qui ne sous-entend pas que la conduite soit meilleure.  Aux intersections, tout le monde s’avance et c’est le plus audacieux qui passe.  Je ne sais trop comment ils font pour se comprendre mais jusqu’à maintenant je n’ai pas vu beaucoup d’accidents malgré l’anarchie qui règne.
Les embouteillages (les blocus comme ils disent ici) sont fréquents à Port au Prince.  On peut mettre 1 heure pour franchir une distance qui prend généralement 15 minutes.  Heureusement, nos chauffeurs connaissent tous les trajets pour éviter les embouteillages.  Je crois que  j’ai eu  l’occasion de voir toutes les rues de Port au Prince.  On n’emprunte jamais le même itinéraire  pour aller au même endroit de là la difficulté, de se repérer.  Après 4 mois, je commence à peine  à savoir quel chemin prendre pour aller à destination.    Vous me direz que je ne suis pas douée, vous avez aussi raison mais quand même…
Ma date de retour est arrêtée de façon définitive.  Je reviendrai le 20 août soit 5 semaines après Marcel.  J’ai droit à 2 semaines de vacances car j’ai un contrat de 6 mois.  Je les prendrai à la toute fin car mes partenaires ne seront plus disponibles à cette date.   Je verrai donc un petit bout d’été québécois.  

mardi 12 juin 2012

Une île attrayante

Chères lectrices et lecteurs,  votre assiduité à me suivre me fait chaud au coeur.  J'éprouve aussi une certaine crainte ayant peur de me répéter; il me semble que je manque de vocabulaire.  J'ai cherché les synonymes de beau et je crois que je les ai tous utilisés.  C'est encore sur ces mots que je vais vous décrire l'Île à la Vache, petite île au sud d'Haïti, au coeur des Caraïbes.  Imaginez, une île, en pleine mer, sans auto, sans moto, sans vélo, sans route, que des sentiers piétonniers, avec des petits villages dispersés ça et là dans les mornes, proprets et peuplés de gens gentils.    Le silence qui y règne contraste avec le bruit assourdissant de plusieurs régions:  autos, camions, klaxons, cris, coqs, et j'en passe...  On dit que les amoureux doivent se coucher sur le sable pour y admirer les étoiles.  Je n'y ai pas manqué, Marcel se demandant qu'est-ce que je faisais.  Moins brave que moi, il a tiré une chaise pour profiter du spectacle et croyez-le ou non, nous avons récidivé le deuxième soir.

Notre chambre d'hôtel était perché sur une colline, face à la baie où flottaient quelques voiliers.  Inutile de vous dire que le coucher de soleil était fabuleux et que le jeu de couleur dans le firmament et sur la mer inspirait à la béatitude.  Je crois que Marcel se réconcilie avec Haïti en y découvrant ses splendeurs car Haïti n'a pas qu'un seul visage:  la laideur côtoie la beauté, la richesse avoisine la pauvreté.  C'est un pays tout en contraste pour le meilleur et pour le pire. 

Trois courtes excursions nous ont permis de découvrir une partie de cette merveilleuse île et tout au long des trajets nous avons été émerveillés par les scènes exotiques, les panoramas qui habituellement vont rêver mais qui là étaient bel et bien réels.  Nous ne pouvons passer sous silence l'agréable compagnie de Joëlle et François qui ont fait le voyage avec nous; leurs rires et leur jovialité ont  agrémenté nos repas.

Pour terminer, un petit décompte rapide, j'ai déjà 14 semaines d'accomplies sur 26 et Marcel 3 sur 8.  Il y aura peut-être moins de découvertes mais espérons autant d'aventures.            

lundi 4 juin 2012

Quand le travail cotoie plaisir et fierté


Je m’apprête à partir pour une  longue route de travail.  Le Cap Haïtien s’ajoute aux régions que je couvre déjà.   Marcel, arrivé depuis lundi se joint à moi pour cette tournée.  Je suis heureuse qu'il m'accompagne. Nous partons donc de Port au Prince pour nous rendre dans un premier temps à St-Marc, les Gonaïves et Dessalines.  Ces gens de ces agences régionales sont toujours aussi motivés et impliqués.  La formation sur la comptabilité tire à sa fin et c’est avec beaucoup de fierté que je constate leur progrès, l’apprentissage qu’ils ont fait.   Nous partons pour le Cap après m’être nourrie de leur reconnaissance. 
Chemin faisant, nous nous arrêtons pour visiter la Citadelle.  Les citoyens du Cap en sont fiers et la qualifie de huitième merveille du monde.  Érigée après l’indépendance d’Haïti, tout au sommet de la montagne, la vue est époustouflante et c’est vrai qu’elle impressionne par sa taille, sa structure et les moyens qu’elle a dû requérir pour se construire à cette époque.  220000 personnes y ont travaillé et 20000 y sont mortes.     Enchantés de notre ascension et de notre visite nous regagnons l’automobile et poursuivons notre route jusqu’à la ville du CAP.  Après le brassage sur les routes cahoteuses, c’est bien tranquille, assis face à la mer,  que nous décidons de déguster apéro et repas en compagnie de Catherine, une volontaire.    J’ai même le plaisir d’une petite partie de scrabble en contemplant ce paysage de rêve.
Mon partenaire du Cap s’empresse de nous faire visiter la ville, dès le lendemain, avant de commencer notre rencontre.  Elle surprend par ses maisons vieillottes, de style français mais assez bien conservées et propres.  Le coup d’œil nous permet immédiatement de voir que cette région est mieux nantie.   
La réunion commence.  Que d’énergie ce groupe dégage!  Ils savent ce qu’ils veulent, l’expriment avec conviction.  Je détecte dès le début une dame qui ne s’en laisse pas imposer et qui se démarque par sa compétence.  Elle fait partie du groupe de travail et j’en suis très heureuse;  elle assure déjà le leadership ce qui garantit une suite à mon passage comme volontaire. 
La fin de l’après-midi est réservée à la visite de la plage Labadie et ses environs; place réservée pour les bateaux de croisière où semble t-il, il y a la plus grande tyrolienne au monde.  Petite promenade en bateau pour bénéficier d’une plage et  se tremper dans cette belle eau turquoise.
Sur le chemin du retour, une autre séance de travail avec chaque agence régionale qui encore une fois me stimule et me fait apprécier ma venue en terre haïtienne.

mardi 15 mai 2012

Je suis bénie




  • Jeudi matin 6 hres, nous partons (Catherine, Jonathan et
    moi) pour la Grande Anse qui se trouve dans le sud-ouest d’Haïti . Dès que nous quittons Port au Prince le paysage se métamorphose. Nous longeons la mer pour ensuite traverser l’île quoique très étroite dans cette partie. La nature nous gâte par sa splendeur, ses couleurs, sa richesse. Après la mer, c’est la forêt tropicale qui nous charme. Il y a tant de beauté sur cette île que c’est un péché de ne pas la protéger davantage, la caresser, la dorloter, la choyer. J’ai appris à n’y voir que la beauté en regardant au loin quoique, dans
    cette région, c’est beaucoup mieux entretenu. En fait, c’est la région la plus touristique la plus prisée d’Haïti.

    La route pour Jérémie en en construction donc assez
    cahoteuse par endroit et très sinueuse. Mon petit cœur en souffre un peu et je dois fermer les yeux par moment. Je profite de chaque instant de répit pour admirer le paysage et me gaver de décors sans contredits uniques et invitants.

    La petite auberge de Jérémie nous accueille chaleureusement. Elle est très coquette, propre et stylisée. Son escalier me fait
    envie; de belles grandes marches en bois d’origine, vieillottes. Les planchers à l’étage sont tout aussi typiques. La terrasse est agréablement aménagée, garnie de plantes vertes, de fleurs, de tables, de chaises berçantes. Il fait bon s’y reposer.

    Le lendemain nous poursuivons notre route vers Abricot en
    suivant la mer qui nous offre, avec ses côtes, des points de vue spectaculaires. Si on pensait que la route de Jérémie était
    cahoteuse, nous n’avions rien vu. Notre corps est ballotté comme une marionnette au gré des pierres, des trous, des courbes, des soubresauts. Après deux heures de brassage, nous mettons le pied à terre avec empressement. Notre petite auberge, infiniment rustique,
    déplore quand même un certain charme grâce à sa proximité avec la mer. Nous avons le bonheur de souper en regardant le coucher de soleil se poser sur les eaux tout en faisant son festival des couleurs.
    Je n’aurai jamais dormi si près de la mer, c’est une vraie bénédiction. Le bruit des vagues répète son rouli-roulant dans mes oreilles et me procure un sommeil apaisant et des périodes de méditation relaxantes avant de reprendre la route vers Roseau.
    Nous sommes invités par l’ami de Catherine qui a mis sur
    pied un orphelinat qui offre le gîte à 25 enfants défavorisés et une centaine d’étudiants. Nous partageons notre l’après-midi avec des enfants du village qui assistent à la rencontre des scouts : rires, chants et jeux sont au programme. Le poulet cuit à l’haïtienne est délicieux tout comme les bananes frites et le poisson. Une petite partie de domino avec quelques enfants de l’orphelinat
    agrémente la soirée.

    Nous devons déjà penser au retour. La route s’est détériorée à cause de la pluie; un autobus s’enfonce dans la boue et nous voilà retardés de 1.30 hres. Nous décidons tout de même de faire un détour à Port-Salut. C’est sans aucun doute la plus belle fille d’Haïti que j’ai vue. Le jeu en valait la chandelle. La route est tout aussi plaisante à voir et admirer. Je suis repue , prête à poursuivre ma mission et à attendre mon amoureux pour une dernière semaine.

samedi 5 mai 2012

On parle travail

C'est ma 3e journée de formation en comptabilité. Je suis assez satisfaite parce ce que je me suis adaptée à chacun des groupes. Je pensais tout faire en une journée mais je me suis rendue compte que c'était trop. Ils sont très motivés, font les exercices consciencieusement et déterminés à mettre en pratique l'apprentissage.

Pour moi, c'est aussi un exercice de développement personnel. Je dois me parler pour être patiente, attentive à leur rythme plutôt qu'au mien. C'est beaucoup plus facile d'aller vers ceux qui saisissent rapidement; mon petit côté performant refait surface mais mon rôle c'est d'aider tout le monde. À quoi ça servirait de donner beaucoup de matière s'il ne peuvent pas l'intégrer. Dans tous les groupes, il y en a qui captent très facilement et d'autres qui n'y arrivent pas mais ils apprennent tous quelques notions. Un autre côté positif: ils pratiquent leur français car n'oublions pas que leur langue maternelle c'est le créole. En plus de la matière, il y a la barrière de la langue.

J'ai appris quelques mots en créole: genyen ampil = il y en a beaucoup kouman ou ye = comment ça va? Pa pi mal = pas mal
An fòm = en forme. Quelquefois je saisis le sens du créole car il y a beaucoup de mots français, d'autres fois, je ne comprends rien.

L'école où je suis actuellement est située près des jardins de Dessalines. Ce sont de grandes étendues de culture de maïs, de tomates, de courges, de riz, etc.. C'est très bien pour se balader; j'y ai déjà marché 2 fois et ça m'a permis d'apprécier Dessalines car la ville n'est pas particulièrement charmante. Cet après-midi nous allons gravir la montagne pour voir la ville et les champs de haut, avec une autre perspective.

Il fait très chaud à Dessalines mais la nuit je réussis quand même à dormir sans ventilateur car il y a une petite fraîche. Je n'aime pas beaucoup dormir avec cet engin. Je crois que le vent sur moi me donne la sinusite.

Je termine ce blog en vous partageant que dans un peu plus de 2 semaines, Marcel arrivera. Je suis vraiment contente car je m'ennuie de sa présence, de ses bras, de partager sa vie, mon temps avec lui. Heureusement, je peux le voir et lui parler par Skype.

dimanche 29 avril 2012

Je suis bien entourée

Je voulais déjà vous parler de ces jeunes femmes avec qui je partage mon expérience en Haïti. Ma première question est pourquoi choississent- elles d'être volontaire. Certaines pour acquérir de l'expérience et avoir plus de facilités à se trouver un travail mieux rémunéré par la suite. D'autres parce qu'elles suivent leur mission de vie. Dans tous les cas parce qu'elles y croient vraiment à l'aide internationale. Je ne peux qu'être admirative devant leur démarche. Elles ont un très bon bagage académique, souvent un maîtrise et il y en a une qui va même entreprendre son doctorat. Imaginez elle va faire une recherche pour toute la question des toilettes dans les pays en voie de développement. Elles sont belles, elles sont intelligentes, elles sont motivées tout ce qu'on peut demander à la vie quoi. Pour moi c'est un souffle de jeunesse qui contribue à rendre mon expérience agréable et riche. Elles ne peuvent remplacer mes filles mais le fait que nous nous soyons adoptées mutuellement me réconforte et met un baume sur mon coeur.

Côté travail, je suis aussi enchantée du processus de développement avec les gens de la région de l'Artibonite. Ils sont motivés, intéressés à apprendre et désireux de s'en sortir. J'ai droit à un petit budget pour faire des activités avec eux. Je leur ai dit que je préférais payer soit pour un formateur en couture soit pour chercher des moyens de s'approvisionner en tissu plutôt que pour des lunch (lors de formation) comme ils sont habitués et ils ont accueilli ma suggestion avec empressement. Pour moi c'est un bon signe. Leur reconnaissance me touche beaucoup et me nourrit. Je me sens à ma place. Je concentre mes énergies avec les personnes qui sont les plus impliquées et accepte le choix des autres.

mardi 10 avril 2012

Au coeur des Ra-Ra


Ça y est, nous partons pour la fin de semaine de Pâques à
Jacmel; une destination touristique d’Haïti.
Croyez-le ou non, je devais partir avec une seule autre volontaire et
finalement nous nous retrouvons onze dont dix femmes. L’organisation s’en trouve par le fait même de beaucoup compliquée mais, nous y arrivons avec la collaboration de tous et notre logisticienne. Celles qui viennent des autres communes sont réparties et hébergées pour la première nuit dans nos appartements à Port au Prince, après avoir partagé un BBQ agrémenté par la musique haïtienne.
Vendredi matin, huit heures sonne, la ponctualité de tous
est au rendez-vous et nous entassons nos bagages pour le départ. La sortie de la ville ne se fait pas sans ambages. Les rues regorgent de défilés du Chemin de croix du vendredi saint et nous obligent à quelques détours tandis que l’achalandage des marchés en bordure de la route
ralentit notre vitesse de croisière.
Notre patience est récompensée par l’arrivée des montagnes qui séparent Port au Prince de Jacmel. Je ne me lasse pas de ces paysages extravagants de par leur profondeur, leur escarpement sans oublier les coups d’œil sur la mer des Caraïbes. Ajoutez à cela le soleil qui plombe et le tout prend l’allure d’un pays de rêve exception faite bien sûr de la pauvreté qui y demeure et aussi par endroits de l’encombrement de déchets.
Deux heures et demie plus tard notre arrivée est soulignée chaleureusement par les volontaires de cette commune, le partage des chambres se règle somme toute facilement et nous optons soit un bon dîner au restaurant ou un lunch au bord de la mer. Devinez mon choix? Aucun restaurant ne pourra compenser pour moi l’attrait de la nature. Le programme de l’après-midi se résume à profiter de la mer, de la plage pour fainéanter et délier mes jambes en parcourant le bord de mer tout en ne cessant de jeter des regards rêveurs en direction des montagnes.
Au retour, nous sommes accompagnés par les Ra-Ra, les adeptes du Vaudou qui serpentent les rues en emplissant l’air des sons propulsés par leurs instruments de musique et de leurs chants. Notre véhicule est
complètement entouré de marcheurs et danseurs. Heureusement, tout se déroule dans le plus grand calme.
Nos organisateurs(trices) de Jacmel nous proposent la découverte du bassin bleu pour le samedi matin. La route nous conduit vers la montagne en traversant d’abord quelques rivières mais attention il n’y a pas de pont. Les véhicules menés de mains de maître par nos chauffeurs se fraient un chemin tantôt dans les rivières, tantôt sur le chemin un peu boueux car les nuits sont souvent arrosés de pluie et la route n’est pas pavée. Une petite marche de vingt minutes sur le sentier du bassin nous conduit à destination. En fait, la nature a doté cette région de trois bassins d’eau bleutée (s’il y a absence de pluie), plutôt verte avec une pluie légère et brune avec abondance de pluie. Nous nous en tirons
avec la couleur verte qui est probablement due aux minéraux présents dans l’eau.
Pour profiter pleinement de bassin bleu nous devons nous y lancer afin
d’aller découvrir la chute tout au fond, se faire masser par ses jets
puissants, plonger ou sauter comme les enfants, nager tout au bas de la chute pour se laisser emporter par son tourbillon. J’aurais pu me croire dans le film ‘Le lagon bleu’ mais mon amoureux n’était pas là pour cette fois mais ce n’est que partie remise. L’après-midi est consacré à une marche jusqu’au centre ville, la visite de quelques boutiques et une petite sieste.
Dimanche matin, sitôt réveillée, je sors à pas feutrés pour aller arpenter Jacmel. J’emprunte d’abord un parcours connu pour ensuite laisser mes pas piétiner d’autres voies qui me conduisent à l’archevêché où la messe est célébrée et ensuite au bord de la mer là où elle est plus sauvage. Elle montre parfois ses crocs, dessine un contour de pierre aux dents acérés mais laisse ses vagues se déposer tout en douceur sur la plage sans pour autant minimiser son fracas sur les rochers. Je suis seule mais pas tout à fait ; quelques vaches et cabris broutent paisiblement ce qui ne fait que rendre ce moment encore plus magique et riche en spiritualité. Au retour, nous nous préparons un bon brunch arrosé d’un cocktail de mousseux. C’est déjà le moment du retour mais il n’y a pas de tristesse, seulement un cœur rempli de richesses.

mercredi 28 mars 2012

Plein la vue

Enfin, je sors au grand air, la montagne m’attend. Je suis vraiment excitée à l’idée de pouvoir
marcher, marcher et marcher pendant des kilomètres. Mais d’abord nous devons passer prendre
d’autres volontaires. Imaginez-vous, ils
sont embarrés dans leur maison. Nous
mettons au moins 30 minutes pour trouver quelqu’un afin de déverrouiller la
porte. On ne néglige en rien sur la
sécurité mais un excès de sécurité peut-il être une source de danger, la
question se pose.
Toujours est-il que nous finissons par nous consacrer à
notre activité. Le chauffeur nous laisse
en montagne à environ 2 heures de route de Port au Prince et là notre ascension
débute. Mes yeux sont vraiment
impressionnés par les paysages à couper le souffle. Quelle vue nous avons sur les montagnes avec
ses ravins plongeants, sa verdure, ses buttes, ses sommets qui se livrent
bataille.
Samedi c’est jour de marché par surcroit. Nous sommes témoins des activités
journalières de ces habitants. Les
femmes portent des fardeaux vraiment impressionnants; j’essaie de soulever un
immense sac de thym mais je n’y arrive pas.
Il pèse au moins 50 livres, que de travail… Le
plus cocasse ce sont les femmes qui portent sur leur tête des paniers de poules
afin de les vendre au marché.
La vie semble bien dure dans ces montagnes mais la
gentillesse des gens est toujours au rendez-vous. Après 5 heures de marche incluant des pauses,
nous arrivons dans une belle forêt de pin tout en haut de la montagne puis à
notre gite pour la nuit. Nous évitons la
pluie de justesse. La bouffe typiquement haïtienne remplie nos estomacs vides
après tant d’efforts. Je dors ensuite d’un
sommeil de plomb dans notre campement quoique vraiment très modeste.
Le lendemain, nous poursuivons notre route. Après un Km de marche, la mer se dessine tout
en bas et nous accompagne tout au long du chemin du retour. C’est absolument sublime et nous sommes
invités à la contemplation. Nous
appelons notre groupe les joyeux troubadours et risquons quelques chansons pour
agrémenter le tout. Après 5-6 heures
de marche, un chauffeur nous cueille sur la route déjà muni de bières dont nous
nous délectons avant d’aller nous rafraîchir dans cette mer turquoise.
Croyez-moi c’est une belle récompense pour la semaine de
travail qui s’est déroulée à glaner de l’information pour m’approprier le
contexte, bien comprendre les enjeux et jouer mon rôle de conseillère. Je crois que je suis à la bonne place et je
prends les difficultés qui se présentent comme des sources de développement
personnel. Deviendrais-je sage???

dimanche 18 mars 2012

Entre Haiti et moi

Photo prise à la plage dimanche dernier
La routine s'installe entre ma retraite et mon partenaire. Chaque jour je fais un saut dans les locaux d'Indepco pour accomplir mon mandat. Je dois user d'astuces pour asseoir mon partenaire; une vraie queue de veau. Le téléphone sonne, il signe des chèques, répond aux questions de production, part rencontrer le président et j'en passe.
Parlant de stratégie, je l'ai invité à souper jeudi pour le garder égoïstement pour moi. Notre rendez-vous a été remis à vendredi et finalement c'est samedi que nous travaillons chez lui dans les montagnes à 1000 mètres d'attitude. Alors qu'à Port au Prince la température avoisinait les 30 degrés, chez lui les frissons m'habitaient. Sensible à mes besoins, il me prête chaleureusement un coton ouaté. Le tout se termine par un souper typiquement haïtien: un ragoût de cabri (chevreau). C'était délicieux.
Il est actif, impliqué dans la société pose des gestes concrets et tangibles. Une centaine de personnes de la Cité Soleil ont été formées en couture et un projet de former 400 personnes au Cap Haitien se met en branle. 60000 uniformes scolaires seront fabriquées et l'obtention d'un contrat pour 150000 autres s'inscrit dans les projets. Il rêve de relancer l'industrie de la couture en Haïti pour créer des emplois.
Je peux vous dire toutefois qu'après 5 hres dans les locaux d'Indepco, j'atteins mon seuil de tolérance. L'endroit où je travaille est situé dans la porte d'entrée, tout le monde circule, il y a beaucoup de bruit, l'air climatisé est très froid. Un stagiaire m'accompagne, il ne parle pas très fort et j'ai besoin de toute mon attention pour bien le comprendre. Je me réserve donc du temps pour travailler de mon appart dans le calme et en communication avec moi-même.
30 minutes par jour sont consacrées à fouler les marches du site et 30 à activer l'eau dans la piscine; mon corps et mon esprit réclament l'action. La soirée ressemble à souper avec mon amoureux (et oui grâce à notre ami skype), quelques parties de scrabble, un brin de lecture et de l'introspection.
Cette retraite me permet d'approfondir la connaissance de moi-même et de découvrir des aspects qui ne m'étaient pas familiers. La patience et la tolérance deviennent de plus en plus mes amies. J'apprivoise la solitude et découvre le côté un peu sauvage de moi-même. Je suis reconnaissante pour les moments qui me connectent à mon âme.

samedi 10 mars 2012

Premières impressions

C'est avec reconnaissance chers lecteurs et lectrices que j'entreprends ce blog. J'aime écrire et vous êtes ma source de motivation. Merci.
Le plus difficile, cette fois, c'est de partir car je laisse une partie de moi; Marcel. Je vis le déchirement de la séparation, un mélange de culpabilité, la certitude que je connaîtrai l'ennui sans toutefois perdre ce sentiment intérieur que je suis ma voie et qu'au terme de l'expérience je serai fière de m'être réalisée pleinement. Mon voyage à Montréal, avec Émilie, met un baume sur mon coeur et Skype, mon précieux ami, me sécurise car je pourrai voir et placoter avec tous ceux et celles qui me sont chers.
Aucun pincement de coeur sur l'avion, comme si ce que je vivais m'était déjà familier. Toutefois en m'étirant le cou vers le hublot, je vois cette île qui sera mienne pour 6 mois et je la trouve très belle, avec son paysage tout en relief. Arrivée sur le sol ferme et en contact avec la nature, une émotion difficilement descriptible se loge tout au creux de moi; je suis ici pour 6 mois.
Dès mercredi je prends possession de mon appart, c'est très bien. J'ai l'impression d'être sur un site de villégiature, en vacances. Il n'y a pas de mal à joindre l'utile à l'agréable, n'est-ce pas? L'inconvénient, je ne peux pas sortir sans chauffeur attitré. Je trouve quand même le moyen de faire de l'exercice: je fais 10 fois le tour du site, avec ses quelque neuf cents marches donc environ 2 fois la Terrasse Dufferin. Ensuite, je saute dans la piscine.
Je suis sortie faire mon épicerie; rien de croustillant à raconter car c'est un immense magasin général où on trouve de tout. Les prix sont similaires à chez-nous. Master Card a désactivé ma carte et j'ai dû compter tous mes sous pour payer mon épicerie. Ouf! j'y suis arrivée.
J'ai rencontré mon partenaire. J'ai été accueillie par une remise de diplôme. Indepco a formé, en couture, plusieurs personnes qui étaient sans emploi. Ce qui est encourageant c'est de voir que ça bouge, qu'il se réalise des choses concrètes. Pour clôturer l'événement, un spectacle avec des locaux était présenté. Je suis impressionnée par le talent et l'investissement des gens.
À l'instant mon partenaire m'appelle et il sera ici dans 30 minutes. À la prochaine. Doris

jeudi 16 février 2012

Haiti m'appelle

Et oui, me voilà repartie pour l'aventure.

Je suis très heureuse d'être à la retraite, j'adore cette liberté et j'en profite pleinement. Je suis aussi encore habitée par le besoin de découvrir, d'être utile, de me réaliser.

Pourquoi ne pas aller réaliser un petit mandat quelque part dans le monde; voilà mon intention de départ. La vie est parfois ratoureuse et elle m'invite à m'impliquer en Haiti pour 6 mois. Spontanément je dis non, on me relance et la mission gagne mon coeur. Une seule ombre au tableau: Marcel n'est pas enchanté. La solidité de notre couple peut surmonter cette divergence d'opinions et nous retrouvons notre équilibre. Ouf!, grâce à la compréhension de Marcel je peux partir en paix.

La formation pré-départ me stimule et c'est débordante de motivation que je m'envolerai pour Haiti le 6 mars 2012.