Chères lectrices et lecteurs, votre assiduité à me suivre me fait chaud au coeur. J'éprouve aussi une certaine crainte ayant peur de me répéter; il me semble que je manque de vocabulaire. J'ai cherché les synonymes de beau et je crois que je les ai tous utilisés. C'est encore sur ces mots que je vais vous décrire l'Île à la Vache, petite île au sud d'Haïti, au coeur des Caraïbes. Imaginez, une île, en pleine mer, sans auto, sans moto, sans vélo, sans route, que des sentiers piétonniers, avec des petits villages dispersés ça et là dans les mornes, proprets et peuplés de gens gentils. Le silence qui y règne contraste avec le bruit assourdissant de plusieurs régions: autos, camions, klaxons, cris, coqs, et j'en passe... On dit que les amoureux doivent se coucher sur le sable pour y admirer les étoiles. Je n'y ai pas manqué, Marcel se demandant qu'est-ce que je faisais. Moins brave que moi, il a tiré une chaise pour profiter du spectacle et croyez-le ou non, nous avons récidivé le deuxième soir.
Notre chambre d'hôtel était perché sur une colline, face à la baie où flottaient quelques voiliers. Inutile de vous dire que le coucher de soleil était fabuleux et que le jeu de couleur dans le firmament et sur la mer inspirait à la béatitude. Je crois que Marcel se réconcilie avec Haïti en y découvrant ses splendeurs car Haïti n'a pas qu'un seul visage: la laideur côtoie la beauté, la richesse avoisine la pauvreté. C'est un pays tout en contraste pour le meilleur et pour le pire.
Trois courtes excursions nous ont permis de découvrir une partie de cette merveilleuse île et tout au long des trajets nous avons été émerveillés par les scènes exotiques, les panoramas qui habituellement vont rêver mais qui là étaient bel et bien réels. Nous ne pouvons passer sous silence l'agréable compagnie de Joëlle et François qui ont fait le voyage avec nous; leurs rires et leur jovialité ont agrémenté nos repas.
Pour terminer, un petit décompte rapide, j'ai déjà 14 semaines d'accomplies sur 26 et Marcel 3 sur 8. Il y aura peut-être moins de découvertes mais espérons autant d'aventures.
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