mardi 12 juin 2012

Une île attrayante

Chères lectrices et lecteurs,  votre assiduité à me suivre me fait chaud au coeur.  J'éprouve aussi une certaine crainte ayant peur de me répéter; il me semble que je manque de vocabulaire.  J'ai cherché les synonymes de beau et je crois que je les ai tous utilisés.  C'est encore sur ces mots que je vais vous décrire l'Île à la Vache, petite île au sud d'Haïti, au coeur des Caraïbes.  Imaginez, une île, en pleine mer, sans auto, sans moto, sans vélo, sans route, que des sentiers piétonniers, avec des petits villages dispersés ça et là dans les mornes, proprets et peuplés de gens gentils.    Le silence qui y règne contraste avec le bruit assourdissant de plusieurs régions:  autos, camions, klaxons, cris, coqs, et j'en passe...  On dit que les amoureux doivent se coucher sur le sable pour y admirer les étoiles.  Je n'y ai pas manqué, Marcel se demandant qu'est-ce que je faisais.  Moins brave que moi, il a tiré une chaise pour profiter du spectacle et croyez-le ou non, nous avons récidivé le deuxième soir.

Notre chambre d'hôtel était perché sur une colline, face à la baie où flottaient quelques voiliers.  Inutile de vous dire que le coucher de soleil était fabuleux et que le jeu de couleur dans le firmament et sur la mer inspirait à la béatitude.  Je crois que Marcel se réconcilie avec Haïti en y découvrant ses splendeurs car Haïti n'a pas qu'un seul visage:  la laideur côtoie la beauté, la richesse avoisine la pauvreté.  C'est un pays tout en contraste pour le meilleur et pour le pire. 

Trois courtes excursions nous ont permis de découvrir une partie de cette merveilleuse île et tout au long des trajets nous avons été émerveillés par les scènes exotiques, les panoramas qui habituellement vont rêver mais qui là étaient bel et bien réels.  Nous ne pouvons passer sous silence l'agréable compagnie de Joëlle et François qui ont fait le voyage avec nous; leurs rires et leur jovialité ont  agrémenté nos repas.

Pour terminer, un petit décompte rapide, j'ai déjà 14 semaines d'accomplies sur 26 et Marcel 3 sur 8.  Il y aura peut-être moins de découvertes mais espérons autant d'aventures.            

lundi 4 juin 2012

Quand le travail cotoie plaisir et fierté


Je m’apprête à partir pour une  longue route de travail.  Le Cap Haïtien s’ajoute aux régions que je couvre déjà.   Marcel, arrivé depuis lundi se joint à moi pour cette tournée.  Je suis heureuse qu'il m'accompagne. Nous partons donc de Port au Prince pour nous rendre dans un premier temps à St-Marc, les Gonaïves et Dessalines.  Ces gens de ces agences régionales sont toujours aussi motivés et impliqués.  La formation sur la comptabilité tire à sa fin et c’est avec beaucoup de fierté que je constate leur progrès, l’apprentissage qu’ils ont fait.   Nous partons pour le Cap après m’être nourrie de leur reconnaissance. 
Chemin faisant, nous nous arrêtons pour visiter la Citadelle.  Les citoyens du Cap en sont fiers et la qualifie de huitième merveille du monde.  Érigée après l’indépendance d’Haïti, tout au sommet de la montagne, la vue est époustouflante et c’est vrai qu’elle impressionne par sa taille, sa structure et les moyens qu’elle a dû requérir pour se construire à cette époque.  220000 personnes y ont travaillé et 20000 y sont mortes.     Enchantés de notre ascension et de notre visite nous regagnons l’automobile et poursuivons notre route jusqu’à la ville du CAP.  Après le brassage sur les routes cahoteuses, c’est bien tranquille, assis face à la mer,  que nous décidons de déguster apéro et repas en compagnie de Catherine, une volontaire.    J’ai même le plaisir d’une petite partie de scrabble en contemplant ce paysage de rêve.
Mon partenaire du Cap s’empresse de nous faire visiter la ville, dès le lendemain, avant de commencer notre rencontre.  Elle surprend par ses maisons vieillottes, de style français mais assez bien conservées et propres.  Le coup d’œil nous permet immédiatement de voir que cette région est mieux nantie.   
La réunion commence.  Que d’énergie ce groupe dégage!  Ils savent ce qu’ils veulent, l’expriment avec conviction.  Je détecte dès le début une dame qui ne s’en laisse pas imposer et qui se démarque par sa compétence.  Elle fait partie du groupe de travail et j’en suis très heureuse;  elle assure déjà le leadership ce qui garantit une suite à mon passage comme volontaire. 
La fin de l’après-midi est réservée à la visite de la plage Labadie et ses environs; place réservée pour les bateaux de croisière où semble t-il, il y a la plus grande tyrolienne au monde.  Petite promenade en bateau pour bénéficier d’une plage et  se tremper dans cette belle eau turquoise.
Sur le chemin du retour, une autre séance de travail avec chaque agence régionale qui encore une fois me stimule et me fait apprécier ma venue en terre haïtienne.